

La brasserie gourmande O’Lion nommé après Maurice Bellemare, que la presse avait baptisé le « vieux lion », politicien coloré à la verve truculente, et à cause de sa longévité politique.

À l’été 1966, aussitôt ministre du Travail dans un Québec aux prises avec une série de conflits ouvriers. Pour régler la longue grève des tisserands, ce ministre bourru et direct enferma dans une pièce Marcel Pépin, président de la CSN, et le pdg de la Dominion Textile, en les avertissant: « Vous sortirez d’ici quand ça sera réglé! » Et ce le fut après quelques heures de négociations à deux.
S’il est vrai que le style, c’est l’homme, c’est sans doute à ce niveau qu’il faut d’abord apprécier la contribution de Maurice Bellemare à la vie politique du Québec. Décédé, le 15 juin 1989, à l’âge de 77 ans, ce politicien coloré à la verve truculente, que la presse avait baptisé le « vieux lion » à cause de sa longévité politique, a en effet laissé à la postérité peu de réalisations grandioses si ce n’est une façon bien particulière de faire de la politique.


C’est surtout à cause de ses méthodes peu orthodoxes de régler les conflits syndicaux que nous nous souvenons de lui.
Parfois roublard – on disait de lui qu’il était rusé comme un renard et intelligent comme un singe – parfois tendre, Maurice Bellemare se fit également remarquer par sa maîtrise de la procédure parlementaire et son sens redoutable de la répartie.
À l’été 1966, aussitôt ministre du Travail dans un Québec aux prises avec une série de conflits ouvriers. Pour régler la longue grève des tisserands, ce ministre bourru et direct enferma dans une pièce Marcel Pépin, président de la CSN, et le pdg de la Dominion Textile, en les avertissant: « Vous sortirez d’ici quand ça sera réglé! » Et ce le fut après quelques heures de négociations à deux.

Né à Grand-Mère, le 8 juin 1912, fils d’Arthur Bellemare, contremaître dans une papeterie, et de Louise Martin.
Mesureur de bois à la Consolidated Paper de 1935 à 1938; obtint son permis de mesureur de bois en 1936. Fut commis voyageur pour la maison Mozart à Trois-Rivières de 1939 à 1941, puis serre-frein au Canadien Pacifique. Fut membre de la Brotherhood of Railroad Trainmen. Fonda l’hebdomadaire Nos Droits en 1948.
Nommé président de la Commission des accidents du travail le 11 mars 1970, occupa ce poste jusqu’en 1972.
Élu député de l’Union nationale dans Johnson à l’élection partielle du 28 août 1974. Réélu en 1976. Chef intérimaire de l’Union nationale du 30 mars 1974 au 23 mai 1976 et leader parlementaire de l’Union nationale du 25 mai 1976 au 30 octobre 1979. Démissionna comme député le 19 décembre 1979. Conseiller municipal à Saint-Jean-des-Piles de 1981 à 1983.
Élu député de l’Union nationale dans Champlain en 1944. Réélu en 1948, en 1952, en 1956, en 1960, en 1962 et en 1966. Whip adjoint de l’Union nationale de 1948 à 1953 et whip en chef de 1953 à 1959. Assermenté ministre sans portefeuille dans le cabinet Sauvé le 11 septembre 1959, puis dans le cabinet Barrette le 8 janvier 1960. Leader parlementaire du gouvernement de 1966 à 1970. Ministre de l’Industrie et du Commerce dans le cabinet Johnson du 16 juin 1966 au 31 octobre 1967. Premier ministre intérimaire à quelques reprises. Ministre du Travail dans les cabinets Johnson et Bertrand du 16 juin 1966 au 18 décembre 1968. Ministre du Travail et de la Main-d’œuvre dans le cabinet Bertrand du 18 décembre 1968 au 12 mars 1970. Maire de Saint-Jean-des-Piles de 1954 à 1957 et de 1968 à 1970.
https://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/bellemare-maurice-1989/biographie.html